
On voit mal comment on pourrait porter préjudice à quelqu'un en lui demandant une "RELAXATION", à plus forte raison l'expérience d'un premier relâchement musculaire.
Tout au plus risque-t-on un
"refus" conscient ou inconscient pouvant d'ailleurs constituer
en soi le début d'une anamnèse (bilan) ou le complément de l'interrogatoire
médical classique.
La contre-indication majeure pourrait
apparaitre d'ordre iatrogénique, c'est-à-dire émanant du thérapeute
lui-même.
En effet, l'écueil éventuel et néanmoins
dangereux serait de vouloir "Banaliser" la Sophrologie en se
référant à des méthodes insuffisamment maitrisées.
Le thérapeute, comme dans toute spécialité,
doit avoir suivi une formation rigoureuse, ne serait-ce que pour connaitre le
seuil à ne pas dépasser.
A défaut de cette démarche constamment
entretenue, il y a pour le moins des risques d'apparition de névroses latentes,
de relation transférentielle mal structurée et d'évolution défavorable.
L'application de la Sophrologie est donc
d'abord pour le praticien une prise de conscience de son propre potentiel
et de ses responsabilités.
Cela représente déjà une démarche souhaitable et pleinement bénéfique.
Docteur Jean-Pierre HUBERT
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