Y a-t-il des contre-indications à la Sophrologie ?

On voit mal comment on pourrait porter préjudice à quelqu'un en lui demandant une "RELAXATION", à plus forte raison l'expérience d'un premier relâchement musculaire.

Tout au plus risque-t-on un "refus" conscient ou inconscient pouvant d'ailleurs constituer en soi le début d'une anamnèse (bilan) ou le complément de l'interrogatoire médical classique.

La contre-indication majeure pourrait apparaitre d'ordre iatrogénique, c'est-à-dire émanant du thérapeute lui-même.

En effet, l'écueil éventuel et néanmoins dangereux serait de vouloir "Banaliser" la Sophrologie en se référant à des méthodes insuffisamment maitrisées. 

Le thérapeute, comme dans toute spécialité, doit avoir suivi une formation rigoureuse, ne serait-ce que pour connaitre le seuil à ne pas dépasser. 

A défaut de cette démarche constamment entretenue, il y a pour le moins des risques d'apparition de névroses latentes, de relation transférentielle mal structurée et d'évolution défavorable. 

L'application de la Sophrologie est donc d'abord pour le praticien  une prise de conscience de son propre potentiel et de ses responsabilités. 

Cela représente déjà une démarche souhaitable et pleinement bénéfique.

                                                                     Docteur Jean-Pierre HUBERT

Dernière mise à jour de cette page le 02/06/2008

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